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  • Sur le marché

    C'est un grand classique des hommes politiques qui veulent laisser penser à leurs électeurs qu'ils sont proches d'eux : "Moi, sur les marchés, les gens me disent...".

    Mais il faut croire que nous ne fréquentons pas les mêmes marchés.

    A l'ombre du clocher, dans l'unique allée de notre modeste marché de province, les gens vont et viennent, passant plus de temps à discuter avec un gars de la classe ou un cousin qu'à autre chose. Et voilà ce que l'on peut entendre :

    "Les impôts, même quand ils baissent, tu peux être sûr que pour toi ils augmentent"

    "Ils ont des millions pour construire des mosquées, mais y'a pas de sous pour réparer le toit de notre église"

    "Avant, c'étaient à ceux qui arrivaient de s'adapter à notre culture, maintenant si tu les écoutes, c'est à nous de s'adapter à leur culture"

    "L'autre jour, j'étais à déménager mon fils à .... j'me suis pris un PV pour stationnement gênant ; j'aurais mieux fait de couper la route en brûlant des pneus, j'aurais été moins embêté"

    "ils veulent nous faire croire que le chômage a baissé ! Un copain de mon gendre, qui travaille à Pôle Emploi, lui a dit qu'ils avaient multiplié par 3 les radiations pour y arriver. Mais ça personne n'en parle"

    ...

    Le climat politique n'est pas aux grandes envolées, mais à la détestation. Pas de révolte, encore moins de révolution, mais un fossé profond séparant le peuple (les électeurs et les autres) et  les hommes politiques (sauf, peut-être, ceux que l'on voit à côté de chez soi) qui sera difficilement comblé.