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Venator

  • Corruption

    "Qui d'entre les Français peut se flatter d'avoir échappé à la corruption entretenue par le système politique moderne ? Les institutions sont les premières responsables, la cause du mal ? Sans doute. C'est d'un grand intérêt pour les historiens futurs qui voudront comprendre notre siècle. Mais, pour les politique, qui doit rester en contact avec la réalité présente, il importe plus de reconnaître que les hommes sont bels et bien corrompus, que le péché qui fut d'abord celui des institutions est devenu celui de tous les Français et que l'opposition : pays légal, pays réel, n'a plus de contenu parce que le second de ces termes n'existe plus. Pour redresser le pays, un changement d'institutions ne saurait plus suffire : car les hommes mauvais corrompraient la bonne institution restaurée. Sans doute, une réforme spirituelle et morale n'a-t-elle de chances de durer que si elle est confirmée par une réforme de régime politique. Mais, aujourd'hui, si difficile soit-elle, c'est, croyons-nous, la réforme morale qui doit passer la première, aussi bien dans l'ordre des moyens que dans celui des fins".

    M. MOURRE

  • Retour en France

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  • Jihad pour les nuls

     

    "[Ce] jihad guerrier, les musulmans "modernistes" tentent vainement de le spiritualiser et de le "démilitariser". Force est pourtant de constater aujourd'hui qu'il rencontre, sous sa forme la plus radicale, dans les pays musulmans, un écho de vaste ampleur. La propagande islamiste s'en empare et s'en nourrit, preuve, s'il en fallait, que telle est bien la perception que peut en avoir spontanément la mentalité commune musulmane. S'il est peut-être vrai, comme on l'a récemment souligné, que des terroristes islamistes de notre temps s'inspirent des idéologies révolutionnaires du XXè siècle, il n'en reste pas moins qu'eux-mêmes se réclament d'un jihad originel et se veulent les héritiers des grands héros du jihad médiéval. Ce n'est pas là un hasard, ni un acte innocent".

    "En bref [...] Mahomet n'établit aucune distinction entre action religieuse et action politique ou militaire. Il est à la fois prophète, chef de guerre et chef d'Etat, ou pour le moins de communauté organisée par un ensemble de lois, de coutumes et de traditions, et régie par un "gouvernement" dont il est à la tête. Cette fusion totale des domaines politiques et religieux écarte toute objection morale à l'acte de tuer pour la cause de Dieu. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Prophète ne manifeste aucune réticence devant l'usage de la violence contre ses adversaires, assimilés aux ennemis de la foi. [...] Souvent, après la victoire, sur ordre du Prophète, ses guerriers tuent les hommes, prennent femmes et enfants comme esclaves et se partagent les biens des vaincus ; une révélation coranique vient même établir les règles de partage du butin. C'est dire que la guerre ne pose aucun problème de conscience au Prophète ; il n'hésite d'ailleurs pas à promettre des récompenses spirituelles à ceux qui s'engagent dans le jihad, la lutte armée contre les infidèles. On le voit, les idées de guerre sainte et de paradis promis à ceux qui mourraient les armes à la main sont manifestement présentes dès les origines de l'islam".

    Jean FLORI, Guerre sainte, jihad, croisade - violence et religion dans le christianisme et l'islam, Points Histoire, 2002.